UNE EXPOSITION D’ART À VIEUX TÉLÉGRAPHE

La travail de vigneron est en lui-même une démarche artistique. Partir d’une matière brute et en magnifier la substance, laissant les éléments révéler leur secret, en les accompagnants au fil d’inspirations plutôt que de manipulations, c’est ce que nous efforçons de faire au Vieux Télégraphe. Nous avons un profond respect pour ce qui est beau et pour ceux qui révèlent cette beauté.

C’est donc avec un grand plaisir que nous souhaitons vous informer que nous avons ouvert cet été nos portes  à 5 artistes locaux qui ont investi de leurs créations nos caveau et cave, aux côtés de nos vins. Nous vous invitons à venir découvrir cette exposition qui mêle l’art et le vin du 1er juillet au 30 septembre.

HORAIRES:
du lundi à vendredi | 8h à midi ; 13h30 à 18h
samedi | 11h à 17h

Les artistes présents sont : Xavier Spatafora, Florent Touchot, Julien Allègre, Stéphane Leberloa, et Sourski. Voir ci-dessous un descriptif de chacun d’eux :

XAVIER SPATAFORA est un artiste local qui a étudié à l’école des Beaux-Arts d’Avignon. Son travail en entièrement réalisé au stylo bille et se porte sur du figuratif de mains, d’animaux en voie de disparition et de nature. Son travail est étonnant de réalisme et vous amène à rêver d’un safari dans les paysages d’Afrique.

FLORENT TOUCHOT est un artiste plasticien et photographe qui s’inspire de la culture populaire et urbaine. Il travaille le papier mais aussi le plexiglass qui lui sert de support photographique. Il utilise une technique mixte de collage, marouflage et d’acrylique avec des morceaux d’affiches récupérées soit directement sur les murs de Paris et de Marseille, soit dans le métro ou dans des brocantes. Florent travaille aujourd’hui la superposition de ses compositions de collages avec des tirages photographiques sur plexiglass.

Les sculptures  de JULIEN ALLÈGRE témoignent de son admiration pour la nature. Ici le métal trouve son expressivité à travers la rugosité et l’oxydation, il  s’en trouve réincarné et investi d’une extraordinaire vitalité. Telles des sentinelles, ces silhouettes métalliques, lient l’archaïque au contemporain. Partant d’objets déjà formés, il libère le matériau de toute nécessité fonctionnelle. Ces Hommes-fossiles sont le reflet de dix années de cheminement sur la matière qui se fait gardienne de la nature.

STÉPHANE LEBERLOA se définit lui-même comme un peintre de l’émotion. Sa peinture est figurative sur une base abstraite. Leberloa n’a jamais pris de cours de dessin. Ses toiles sont spontanées, pas vraiment réfléchies. Il ne fait pas d’esquisse et généralement, ses peintures sont faites avec fulgurance.  Ses œuvres n’ont pas pour but de plaire. Il ne cherche pas à séduire, juste à secouer les sentiments. Il cherche simplement à griffer, à écrire, à marquer ce qu’il a en lui et que nous avons tous de par notre humanité.

SOURSKI : avec ses sculptures en grès ou en bronze, nous entrons dans un monde irréel, où l’imaginaire et la matière font connaissance et se marient parfaitement. La fausse fragilité de la porcelaine se pose sur l’acier.  La chaleur du bois frôle une partie en bronze. Il y a une réelle sensibilité dans les postures des corps, le mouvement du cou des volatiles au grand bec… Les visages ont une impression d’inquiétude, de doute, de questionnement. Ils nous interpellent jusqu’au fond des yeux.

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